Hublot, 21 janvier 2012

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- La journée débuta samedi matin, froide, maussade, avec une petite pluie glaçante bien de saison. Hublot ? Pourquoi un tel nom ? Le premier indice est ci-dessus, la réponse nous sera donnée par M. Biver en fin de visite.
- A dix heures pile nottre attente prit fin et nous fûmes aimablement reçus par MM. Biver et Buttet .
- Un petit discours de bienvenue, une introduction de ve que M. Buttet allait nous présenter et c’était parti pour plus de 3 heures de visite.
- Nous sauront tout sur la fabrication du Magic Gold : de la fabrication d’une carotte de carbure de bore, en passant par sa compression, cuisson et “injection” d’or.
- M. Buttet raconte, raconte, c’est passionnant à suivre et déjà nous sommes en retard…
- Des machines impressionnantes dans lesquelles s’opère la magie du mariage de l’or avec le sable.
- Le sujet est ensorcelant et les invités sont captivés.
- D’autres profitent d’un instant fugace pour célébrer un petit moment unique
- Voici les machines de décoletage, elles sont les seules à travailler ce samedi. Au fond pointe une coleur rouge qui attire tout de suite le regard…
- Diantre, comment ce bolide a-t-il pu arriver au 2e étage de l’immeuble ?
- Ici l’association commence à s’expliquer : travaillant sur de nouveaux composants autolubrifiés, l’horlogerie de pointe a tôt fait d’éveiller l’intérêt de l’industrie automobile haut de gamme.
- Il faut avouer que ça a de la gueule !
- Le clin d’oeil du jour : Zénith chez Hublot, ce n’est pas tous les jours que l’on peut voir ça !
- Les platines terminées au sortir de la décolleteuse.
- Comme des jetons au casino.
- D’autres ont colorées, il y en a de toutes les formes, découpes et couleurs…
- Dans l’atelier de décoration on travaille encore à la main. Rien ne remplacera la main de l’homme pour la précision du geste, même si le décorateur a recours à quelques machines pour l’aider dans sa tâche. Ici une belle machine Schmidt à faire des Côtes de Genève.
- La galvano est également assurée par un atelier inhouse. Ici les produits vont du très corrosif à l’absolument horrible pour l’humain. Même les vapeurs que l’on respire sont remplies d’ammoniaque, la carte mémoire de mon appareil y est apparemment très sensible.
- L’atelier pour la manufacture, ou l’endroit où l’on fabrique les outils. Désert un samedi, mais néanmoins impressionnant de machines.
- Deux machines à électro-érosion à fil, qui sublime la matière pour la découper (solide –> gaz)
- Puis nous sommes conviés dans l’antre de M. Buttet, où il nous montre ses travaux sur le Mécanisme d’Anticythère et nous dévoile “entre 4 yeux” et “sans photos svp” le destin des quatre montres qui seront fabriquées.
- Une montre prototype, dont le boîtier s’ouvre tel un fromage Baby-Bel et qui recèle un mouvement artistique et marin à la fois : les étoiles de mer se mélangent aux langoustes et crabes pour former un fond marin que tous voudront découvrir au binoculaire. Un reste de l’époque BNB Concept, préservé dans le coffre de M. Buttet.
- Il était temps de se rendre au Show-room où M. Biver nous attendait de pied ferme. La conversation s’engage de bon train, les questions fusent, les réponses sont assorties de grands coups du tranchant de la main, martelés sur la table. Quelle énergie ce personnage…
- Et là : coup de théâtre ! “Les montres là-derrière, c’est du kitch !” L’atmosphère se vitrifie instantanément, les visiteurs croisent les bras et attendent le patron au contour. Mais il ne se laisse même pas décontenancer ! Etonnant comme il redresse la barre et rallie le monde à sa cause pleine de bon sens. Avec lui les oeillères et préjugés tombent comme feuilles mortes en automne.
- Discrètement à l’arrière plan M. Buttet écoute. C’est le show du patron, il se tait.
- On n’aime ou on n’aime pas, le produit est unique chez Hublot.
- Ils font vivre ce produit unique en le déclinant en séries spéciales de 250 exemplaires, qui meurent automatiquement pour laisser la place à la série spéciale suivante.
- L’imagination ne connait pas de bornes. Une Hublot rose ? Ca se vend ! Une Hublot blanche et rouge pour les championnes japonaise de foot ? Elles s’arrachent !
- La clé de l’énigme Hublot. De la main même du patron nous découvrons l’origine à la fois de la forme et du nom de la montre. Un hublot de bateau, ça ressemble à ça. Ajoutez-y un bracelet caoutchouc, deux aiguilles et le nom “Hublot” sur le cadran et tout le monde sait de quoi l’on parle.
- La visite tire sur sa fin (nous commençons à en souffrir également, il est 13h30) mais il n’est pas question de quitter l’endroit sans un souvenir dédicacé de la main de M. Biver en personne. Le livre “La Montre à Remontage Automatique” de Jean-Claude Sarrier est gracieusement offert à chaque visiteur.
- Un grand Monsieur ce personnage..
- il porte en lui le feu du Big Bang, une volonté et un charisme que peu d’hommes peuvent revendiquer. Je suis heureux d’avoir pu faire sa connaissance.
- Comme toujours après une aventure, l’équipe se retrouve pour l’apéro et le repas au restaurant à Nyon. Invités jusqu’au bout, nous n’avons même pas pensé à ligoter le barde. Merci MM Biver et Buttet pour votre accueil et hospitalité tous deux chaleureux. La journée fut radieuse, c’est grâce à vous
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