Cours IFAGE 2

Ce reportage couvre la seconde série de cours du soir à l’école d’Horlogerie de Genève, qui ont eu lieu entre septembre et décembre 2009.

Je vous conterai les événements au fil du temps, en vous souhaitant autant de plaisir à la lecture de ces lignes que j’ai  à les partager avec vous.

Ci-dessus le mouvement sur lequel nous travaillerons au début.

Ci-contre, le même mouvement en cours d’autopsie.

Vers la fin du cours nous aurons accès au mouvement chronographe ETA7750. Le voici en cours de remontage.

28 septembre 2009

Six survivants du cours 1 se retrouvent dans des lieux maintenant familiers; plus besoin de chercher son chemin dans le labyrinthe de l’école. Mais surprise : la salle de cours pour les élèves de 3e année est sens-dessus dessous. Notre prof Pascal l’a réaménagée de fond en comble. Un bureau séparé vitré (pour pouvoir lire HS en toute tranquillité) et des établis replacés à la file – pour mieux surveiller les p’tits gars…


Tout le monde trouve néanmoins ses marques rapidement, et ça commence :)


Un arrangement des établis nettement plus “scolaire”, mais on s’y (re)fait aussi.


Côté face…


… et côté pile.

Etape n° 1


J’enlève la masse oscillante…


… que voici vue de près, avec un joli roulement.


… et le dessous, avec son engrènement avec la roue d’inversion et la roue auxiliaire d’inversion.


Voici (en haut de l’image) les 2 roues d’inversion, entraînant à leur tour les roues de réduction et d’entraînement du rochet. Au bas de l’image, au dessus de la tige de remontoir, la roue de couronne qui est découplée lorsque la masse oscillante remonte le barillet. Sinon la couronne tournerait chaque fois que le rotor se met en mouvement.


Un autre angle de vue des roues d’inversion, de réduction et d’entraînement de barillet.

Etape n° 2


Je démonte le bâti du dispositif automatique. Vu de dessus…


…et de dessous.


Sous l’automate, surprise, on retrouve…. un 2801 manuel !

Sur une montre automatique, on trouve généralement trois spécialités :
1. Un mécanisme d’inversion, qui permet au rotor de remonter en tournant dans les 2 sens.
2. Un découplage de la roue de couronne quand c’est le rotor qui travaille.
3. Un ressort de barillet à bride glissante, qui empêche un remontage excessif par le rotor, par exemple au bras d’un porteur hyper-actif.
 

Etape n°3

Le quantième. Tournons le mouvement pour nous intéresser au mécanisme du quantième.


Le disque avance en mode “rapide” à l’aide de la roue à 3 doigts visible à côté du 9. L’avance “normale” (par la rotation des aiguilles) est assurée par la roue dorée à gauche de la roue des heures.

  • Flèche de droite : le mécanisme de mise à la date “rapide”, appelé correcteur de quantième.
  • Flèche du haut : mécanisme de la roue entraîneuse de l’indicateur de quantième.
  • Flèche de gauche : encoches permettant de sortir l’indicateur de quantième sans tout démonter. Très astucieux, il fallait y penser…


J’enlève l’indicateur. Notez que la position des chiffres est prévue pour un affichage traditionnel, c’est à dire à 3 heures.

Etape n° 4

Vient le tour du mécanisme du quantième.


J’enlève la plaque de maintien du sautoir de quantième.


La flèche signale la position du sautoir de quantième…


… puis le sautoir de quantième. Il sert à assurer une position correcte de l’affichage dans le guichet. Si celui-ci n’est pas bien centré, ça se résout souvent par un huilage correct du sautoir.

Autres particularités de ce calibre :

  1. La roue des minutes est entraînée par une roue “de centre” décentrée. Sur la photo, en dessus et à droite de la roue des minutes.
  2. La chaussée n’est pas lanternée, mais glisse par clipsage entre 2 bras de la roue des minutes.


Puis j’enlève la roue entraîneuse de l’indicateur de quantième…


… dont voici un agrandissement montrant le petit ressort escamotable qui fait avancer le quantième.

Complément d’information
J’ai comparé plus précisément le 2801 et le 2824 sur la table d’opération.


Après avoir enlevé la roue entraîneuse de l’indicateur de quantième, on retrouve aussi du côté cadran un 2801 tout simple.


Vraiment? Presque…
… il y encore le renvoi (flèche droite) et le correcteur de quantième (flèche gauche) qui sont spécifiques au 2824.


Voici un agrandissement du correcteur.


La même chose sans la vis de roue de couronne, qui tourne à gauche évidemment ! On distingue bien l’axe ovale qui permet à la roue de couronne de translater.


En engrenage avec le rochet…


… et en position débrayée quand le rochet tourne sous l’action du rotor. Le cliquet, par l’intermédiaire de son ressort, maintient la roue de couronne pressée contre le rochet.


En vue rapprochée.

  • Flèche de droite : pas de contact couronne / rochet
  • Flèche gauche : le cliquet, qui je le remarque maintenant est ici probablement désarmé du ressort qui se trouve dessous (à trop vouloir manipuler ces petites choses pour les photos…)
    Très-très astucieux, ces mouvements combinés

5 octobre 2009


Nous avons entièrement démonté le calibre. Notre prof a dû nous brider pour qu’on ne démonte pas tout n’importe comment : 1. Le blancier, 2. etc…Puis nous avons examiné en détail, à l’aide de modèles en plastique transparent, les différents mécanismes d’inversion de mouvement du rotor.
Une demi-heure avant la fin du cours, Pascal nous donne enfin le feu vert pour remonter le tout. Voici où j’en suis arrivé… la montre trotte gaiment, il reste le calendrier à assembler. Wow, ce fut rapide, surtout à cause ce la m****e de système de mise à l’heure et date. Une production de masse, faite de pièces en tôle emboutie…


Une vue de détail des pièces constitutives du mécanisme de rotor.


Quelques photos du mécanisme de mise à l’heure et de calendrier.
Nous partons de la platine pratiquement nue, du moins du côté cadran. La tige de remontoir, le pignon coulant et le pignon de remontoir sont déjà en place. Ils ne présentent rien de particulier.


Voici les pièces constitutives du système : quelques cames, de la tôle emboutie, et un curieux ressort à tout faire. Remarquez aussi la “roue de centre” , qui est en fait une chaussée avec entrainement. La roue de centre étant décentrée.


Les cames sont remontées (commande de correcteur double, la tirette, la bascule de pignon coulant), ainsi que le correcteur de quantième, le renvoi (dont nous verrons le rôle plus loin), la roue de minuterie (dorée) et la chaussée avec roue entraineuse.
La position de la tige de remontoir poussée déconnecte toutes les roues entre elles. Si on tourne la couronne, seul le remontage sera effectué, mais aucune correction.


Tout ce monde va se mettre en mouvement, commandé par la tige de remontoir. Ici elle est tirée dans sa première position. Le renvoi engrène le pignon coulant et le correcteur de quantième (au bout de la brucelle).


En position complètement tirée de la tige de remontoir, le renvoi engrène le pignon coulant avec la roue de minuterie (dorée) pour la mise à l’heure.


Toutes les cames sont poussées par cette drôle de pièce, qui fait office de ressort (pas de satellisation en vue) et de plaque de maintien.


Une seule vis maintient le tout. Il s’agit encore d’armer l’extrémité en U…


… et les roues sont aussi maintenues par une pièce en tôle emboutie, le pont de rouage de minuterie.


Une seconde vis et le système est assemblé. Très simple, mais un peu bizarre à la première approche.

Complément (fait à la maison)


Je triche un peu en profitant de remonter le calibre à la maison.  Cette fois c’est le tour du quantième et du rotor.
Le quantième
J’ai remonté le correcteur (roue dorée avec le petit doigt ressort) et le sautoir de quantième. Le tout fixé par la plaque de maintien du sautoir de quantième.


Je contrôle que les mises à jour se font correctement.
1. Tige de remontoir en première position. Ca actionne le correcteur de quantième (au bout de la brucelle).


Plus près : on voit comment le correcteur entraine les dents de l’indicateur de quantième.


2. Tige de remontoir en 2e position. La roue entraineuse de quantième est engrénée par le système de mise à l’heure, et entraine l’indicateur de quantième. Il aura fallu armer au préalable le sautoir de quantième. Je l’avais oublié, et mon indicateur s’éjectait à chaque fois.


Plus près : on voit bien le sautoir de quantième au bout de la brucelle.


Ici la roue entraineuse de quantième, dont le petit doigt fait avancer l’indicateur.


Plus près.


Le rotor
Je tourne le calibre pour monter le système de remontage automatique.
D’abord il s’agit de réassembler les roues d’inversion et de réduction sur le bâti du dispositif automatique. Ici c’est fait.


Le bâti assemblé et la masse oscillante.


Le bâti fixé sur le calibre.


Et la masse oscillante remontée. Le balancier revient très rapidement à la vie, tout va bien :-)

12 octobre 2009

Voici le travail fait lors de cette 3e journée. Pascal, en lisant HS, a vu que j’avais déjà remonté le 2824 et m’a donné un ETA 2892 à ronger  Ainsi nous aurons fait les trois mouvements de base ETA (2801, 2824, 2892), que l’on retrouve dans beaucoup de montres.


Le 2892, côté cadran…


… et côté rouages. En apparence tout simple, mais il cache son jeu !


Trois petites vis et le bloc automatique sort.


Le balancier suit. La routine maintenent !


Moins l’ancre…


Le pont de rouages, d’une conception nouvelle pour moi.


Le train de roues sorti de ses axes.


Il ne reste que le barillet et quelques roues de renvoi.


Haro sur le pont. Dessous…


… et en détail,


et de dessus.


Retournement du calibre pour attaquer le côté cadran. D’abord quelques plaques de maintien du calendrier…


Une autre…


… puis le sautoir de quantième.


Et sortie du calendrier.


Je sors la roue entraineuse de quantième…


… pour attaquer lun pont de roues.


La mise à jour rapide est déjà partie, viennent quelques roues de renvoi.


C’est le tour du désormais connu sautoir de tirette combiné !


Une photo souvenir pour repérer les positions de la tirette, bascule et de la commande de correcteur.


La platine, presque nue.


Le côté rouages en tenue d’Adam.


Une curiosité : la façon dont cette pierre est maintenue. Trois points, comme les ceintures de sécurité…


Une autre de cette étrangeté !


Votre serviteur à l’oeuvre…


… et la danse de ses doigts pris sur le vif par Gilles.

Compléments (faits à la maison)


Je profite de quelques instants de libre pour finir le remontage du 2892 à la maison.
Je voulais vous montrer les pièces constitutives du pont de barillet, mais je m’aperçois qu’il manque quelques rouages sur cet mouvement d’école…


Dans l’attente de compléter les pièces manquantes, je poursuis le remontage, avec le barillet, le rochet et une roue intermédiaire en place.


Vissage du pont de barillet, maintenu avec le cabron.


Un gros plan sur la roue de moyenne.


Mise en place du train de rouages…


… et du pont idoine. Je maintiens le pont au cabron, puis vais chercher les axes de chaque roue individuellement pour les ajuster dans les pierres.


Pour l’ancre c’est toujours la galère : elle ne tient pas seule toute droite dans sa pierre inférieure. Le truc est d’aller chercher le pignon supérieur avec le pont, de maintenir la position au cabron, puis de s’occuper à mettre le pont à la bonne place. Plus facile à dire qu’à faire. Ici j’ai galéré, mais un coup de chance est venu à mon secours. Tout à coup c’était bon !


Au tour du balancier, dont je vous épargne le montage au profit de deux photos en gros plan.


Le balancier (bis).


Puis assemblage du mécanisme automatique. Je m’aide toujours de la séquence fournie par les notices techniques.


Fixation du rotor depuis le dessous.


Et c’est déjà la fin du remontage


Que sera le suivant ? Un 7750 j’espère… Pascal, quand tu auras lu ceci, tu sauras que faire…

26 octobre 2009


Le GRAND jour ! Enfin un ETA7750 dans les mains pour une auscultation approfondie. Merci Pascal…


Le patient attend sur la table d’opération. Il est déjà “nu”, sans disque des jours.


Le côté mouvement va subir le premier coup de tournevis.


Sous anesthésie, ça ne fait même pas mal. Mais l’instant des décisif : je m’attaque au chrono ! Le rotor doit partir en premier.


Chose faite. Enfin on aperçoit le mouvement d’un seul coup d’oeil…


Admirons un instant…


… avant de retourner le patient et ausculter le côté cadran. J’observe longtemps le mécanisme de mise à jour de la date (jour + quantième). Peu après le passage du quantième il est impossible d’utiliser la mise à jour rapide, car le quantième est bloqué par la came de la roue entraineuse de quantième (au bout des brucelles). Forcer casserait le mécanisme !


Je commence par ouvrir les deux plaques de maintien du quantième.


Le ressort de sautoirs et les deux sautoirs sont prélevés. Puis vient l’extraction de l’indicateur de quantième.


Le correcteur double doit être écarté.


Puis je peux procéder à l’ablation de la planche du quantième…


Les entrailles sont exposées à l’air libre. Le patient va toujours bien, la pression et le rythme cardiaque sont stables.
Mais les roues entraineuses de jour et de quantième ne sont pas synchronisées. Il faudra y faire attention quand je remonterai mon patient.

2 novembre 2009


La suite de l’aventure 7750… soirée tranquille, chacun vaquant à ses occupations favorites. Le cours s’adapte aux besoins et voeux de chacun, ce qui est formidable. Emanuel scie, lime et tente quelques angles. Claude et Philippe sur leur 2892, en recherche de pièces manquantes ou mal montées (le quantième ne tourne pas), Gilles à la découverte de sa nouvelle acquisition (chronomètre Tag Heuer de toute beauté et magnifique de vitesse) et Madman au démontage de son Valjoux.

Dépose des roues entraîneuses de quantième et de jour, la roue intermédiaire et celles des heures et de minuterie ainsi que la chaussée libre.


Avec tout ce monde en moins…


Je retourne le mouvement pour enlever le ressort de marteau au bout de la brucelle. Pascal me conseille une brucelle en maillechort pour dégager le ressort tout en préservant la pièce des rayures que pourrait occasionner une brucelle en acier.


Puis vient le pont du dispositif automatique, tenu par 3 vis.


J’enlève le marteau, la roue d’inversion et l’embrayage, ainsi que les roues compteuses de 30 minutes et de 60 secondes.


Ca commence à se dégager, et on s’approche du coeur…


Il faut encore enlever un minuscule pignon oscillant 60 secondes, une roue de réduction, le sautoir du compteur de minutes, et ça libère le pont du chronographe.


Les pièces mentionnées plus haut.


Puis vient le tour de la roue entraîneuse de rochet, la friction de la roue de chronographe et la commande.


Les prochains organes sont un bloqueur, une roue entraîneuse de compteur de minutes, le ressort des commandes (boutons poussoirs), un interrupteur. La came du chronographe peut enfin être dégagée.


Voici toutes les pièces mentionnées ci-dessus.


Après le sautoir de came de marteau on atterrit enfin en territoire connu : le pont de balancier !


La routine maintenant : le pont d’ancre et l’ancre…


…le rochet et la roue de couronne…


…3 vis et c’est le pont de barillet qui s’en va !


Vue des organes moteur du mouvement.


Un dernier retournement de mouvement, pour s’affairer autour du mécanisme de mise à l’heure.


Le sautoir de tirette, un renvoi, une bascule de pignon coulant, une tirette, la bascule de renvoi et le ressort.


Et le FINALE GRANDE : la tige de remontoir, le pignon de remontoir et le pignon coulant.


La platine 7750 nue, côté rouages…


… et côté cadran.


Une dernière photo pour aujourd’hui : la garde-robe de la belle.

9 novembre 2009

J’ai fini de remonter le mouvement : il suffit de reprendre les messages précédents dans l’ordre inverse.

Emmanuel à l’ouvrage : emboiter son 7751. On ne le dirait pas, mais il transpire à grosses gouttes avec les nombreuses aiguilles à poser…


Pascal étudie la réparation de la montre de sa danseuse du samedi soir, qu’il a “envoyée valser”. La pauvre a chu (la montre, pas la valseuse, heu, enfin je me comprends).


Philippe à l’attaque.


Et les pièces défectueuses de mon 7750 : le pignon oscillant 60s solidaire de son embrayage.


Sans le pignon…


… et la face inférieure de l’embrayage. Notez la paire de trous. Pascal le Prof n’a jamais vu un truc pareil, et moi j’étais bon pour remplacer les pièces les plus hard à poser sur ce mouvement :)

 16 novembre 2009

Le cours a atteint un rythme de croisière ronronnant. Il y a peu de nouveautés pour le groupe dans son ensemble, tout le monde suit un chemin légèrement différent.
Certains assemblent encore leurs 28xx, d’autres se sont mis au 7750, d’autres encore emboitent leurs achats de Noël. Pour ma part j’ai réglé les fonctions de mon 7750 d’école, et m’aperçois que le remontage bloque. Il va falloir re-démonter…


Rien de nouveau donc à photographier, si ce n’est les participants au travail. Ce soir nous avions parmi nous un apprenti qui bossait sur la réalisation d’un col de cygne. Il nous a montré également de vieux goussets et leurs échappement spécifiques. Ici Gilles observe sous ses commentaires experts un vieux gousset avec échappement à verge.


Pascal explique le principe des estrapades à Gilles, et le laisse se débrouiller pour trouver dans quelle sens elle doit tourner.


Lissage des flancs du col de cygne. A la lime et au buis sur le tour. Le jeune expert à l’oeuvre  Si tu lis ces lignes, sache que c’était très sympa de se rencontrer. Quarante ans nous séparent, mais la passion est commune  Et oui, je sais : mon 7750 est dégeulasse…  Et l’expert en satellisations que je suis a tôt fait de te retrouver ton col de cygne dans la nature.


Et Philippe en contemplation devant son 7750 tout nu : mazette, il va falloir remonter tout ça.

Voilà, une soirée de plus, qui a filé sans que nous nous en rendions compte. Plus que trois, et tout le monde s’enquiert déjà auprès de ses voisins : “dis, tu t’es inscrit pour la suite en janvier ?”

23 novembre 2009


Petite soirée tranquille, à chercher et à remédier à mon erreur de montage sur le 7750. Voici mon “bureau”, bien propret pour commencer; ça ne s’améliore pas par la suite, mais il n’y aura pas de photo !


Je démonte jusqu’au rochet pour voir que c’est le sautoir de came de marteau qui était pris en sandwich entre le rochet et la came !
Boulette, boulette !


Je vais me retapper le pignon oscillant et les ponts sous lesquels tout bouge  … mais il faut remonter le mouvement. Pas le temps de finir que retentit le sinistre Ping de l’alarme du bâtiment (on dirait un ping de sonar à bord d’un sousmarin) c’est déjà l’heure ! Ok, on a bien bavardé et pas beaucoup travaillé. Mais ça fait aussi partie du fun…

30 novembre 2009


Cours très diversifié, avec Pascal et Philippe examinant un joli mouvement Landeron au microscope.


Puis on change de thème pour comprendre les fondements du spiral.


Pascal nous montre à la télé comment poser une virole pour fixer le spiral à l’axe du balancier.
Nous passons en revue les différents types de viroles : la soudure laser, le virolage Greiner et le classique à goupille.


Puis nous regardons comment compter le spiral et couper l’excédent.


Pascal place le spiral sur la pince de la potence à régler et choisit une référence appropriée à 18000 alternances / heure.


Par déplacement successif du point d’attache (donc de la longueur du spiral) il fait battre le spiral en harmonie avec celui de référence qui est placé en dessous.


Puis le même comptage est refait sur des appareils plus récents.
D’abord une machine SPIROMATIC qui n’est presque plus en service aujourdh’hui. Elle fonctionne avec un circuit électronique à lampes. En cas de panne personne ne sera capable de la réparer.


Puis on passe à une machine moderne, le SPIROMAT, dans laquelle l’affichage par stroboscope est remplacé par un écran couleur. La machine est plus délicate à utiliser, et pas plus précise que le modèle à lampes. Mais c’est le progrès…


La machine Spiromat.


Pascal nous explique encore l’appairage du balancier et du spiral, qui consiste à assembler un spiral et un balancier qui vont “bien ensemble”, c’est à dire ayant un même moment d’inertie.
Puis nous abordons la théorie des points d’attache, de l’influence du centre de gravité et l’effet Gossmann.


La soirée se termine à l’établi, où je finis enfin le remontage du 7750.

7 décembre 2009

Dernier jour du cours et nous n’avons plus fait grand chose. Beaucoup discuté, beaucoup regardé des livres anciens d’horlogerie.

Certains cependant avaient encore le feu sacré…


La satisfaction du bon boulot bien fait se lit sur le visage.


La concentration ne se relâche pas !


Et tout est bien qui finit bien, par le verre de l’amitié. Non, il n’y a avait pas de sanglier, non il n’a pas fallu bâillonner le barde, mais la bonne humeur a même attiré le garde qui a partage un verre de Coca (service oblige) avec nous.


Ce qui suit est le lien vers le cours 3. Il n’a plus de sujet prédéfini, chacun y étudie librement une matière qui l’intéresse. J’y tournerai un axe de balancier et referai un plateau pour ce magnifique mouvement à répétition.


Rendez-vous est pris en janvier 2010. D’ici là, je vous souhaite à tous de …


Joyeuses Fêtes de fin d’année !

Edition du 19 janvier 2011

La réparation annoncée ci-dessus ne s’est finalement pas faite durant le cours n°3 de janvier 2010. En lieu et place j’ai fabriqué quelques outils et me suis ainsi familiarisé avec le tour Schaublin, la lime, le moletage et la trempe / revenu. J’y ai également recherché des  axes de balancier pouvant convenir à mon mouvement, sans succès. Finalement j’ai cherché et trouvé un plateau pouvant remplacer celui qui n’existe plus : un plateau de 6497 fera l’affaire moyennant quelques ajustements.

La réparation du mouvement répétition aux quarts s’est effectuée en auto-didacte à la maison, avec l’appui des membres du site Horlogerie Suisse. Un grand merci à eux !

L’intégralité de cette réparation est décrite ici.