31 mars 2009

Je vous présente PASCAL, notre maître d’apprentissage. Sa spécialité : le réglage des montres mécaniques et quartz.

Distribution de la liste du matériel, et là : surprise ! Horlogerie Suisse en première page. Nous recevons aussi une jolie montre, pratiquement neuve (2 désassemblages par des horlogers). Faite par ETA pour l’école.

Premiers démontages: ouverture du fond et de la lunette.

Pour sortir le mouvement de la carrure, Pascal nous montre sur l’écran les vis, ainsi que celles qui bloquent le cadran.

Ma place. Le plan de travail est étonnamment haut, et la chaise se règle suffisamment basse pour garder le dos droit. Il faut encore règler les appuie-bras, bien placer l’éclairage et on peut commencer. Horloger est un métier bien assis, assez statique, peu adapté aux hyper-actifs !

J’enlève la tige de remontoir, dévisse le mouvement de la carrure et tout sort impécablement. Je vais maintenant attaquer les aiguilles.

Et voilà : aiguilles déposées au Presto. Puis le cadran est désolidarisé du mouvement. La roue des heures et le clinquant se détachent et il faut les mettre de côté.

Vue du mouvement ETA 6497 que nous désassemblerons la prochaine fois. Les pièces rejoignent leur boîte plastique, avec une étiquette à notre nom, et le tout est rangé par Pascal.
7 avril 2009

Une semaine plus tard, la suite ! Voici l’atelier, occupé aujourdh’hui par 11 élèves.

Pascal et les mystères de la tirette, pignon coulissant, roue de couronne et j’en passe.

Le tableau noir magnétique, avec les parties essentielles de la montre mécanique. Du barillet au balancier, en passant par le train de roues, la roue d’échappement et l’ancre.

Le rochet, la roue de couronne et les subtilités du pas de vis à gauche.

Ca devient chaud. Quelques dernières photos de la victime avant l’attaque !

La tige de remontoir et son mécanisme en gros plan.

Le balancier.

Encore le balancier. Il me fascine.

Et on y va : la première vis est pour le pont de balancier.

Je soulève doucement le pont.

Le balancier suit bien, tout gigottant.

Le voià calmé, au repos sur l’envers du pont.

Explications de Pascal dans le livre de théorie.

Le pont d’ancre, prêt à céder sous les assauts du tourne-vis.

On voit maintenant bien l’ancre.

L’ancre en gros plan.

On enlève le pont des rouages.

La roue de seconde.

Les roues de moyenne et d’échappement suivent. Il ne reste que la roue de centre.

La voici, au-dessus du barillet, retenue par la chaussée du côté cadran.

Ce n’est pas très régulier, mais j’enlève le barillet avant la roue de centre.

J’attrappe la chaussée entre les extrémités des brucelles, et hop ça déchausse, libérant du même coup la roue de centre.

La voici. On distingue tant soit peu le lanternage du pignon.

La platine, dont il faut encore enlever le mécanisme de remontage.

Gros plan sur ce mécanisme.

Toutes les pièces démontées dans la boîte. Premier objectif atteint !

Pascal expliquant le remontage de la tirette. Je remonte en vitesse cet élément (même le ressort de tirette est docile), puis nous rangons nos boîtes, c’est l’heure déjà. A peine j’ai vu passer ces deux heures et quart de plaisir.
Suite au prochain numéro, après Pâques, dans 15 jours.
21 avril 2009

Après Pâques nous retrouvons nos chers mouvements. Je suis arrivé en retard, et il régnait déjà une chaude ambiance :
- nouveaux arrivés qui prennent le cours en route (et à qui il faut tout expliquer),
- élèves essayant despérément de remettre de l’ordre dans leur boîte qui a dû être victime d’un tremblement de terre très local,
- et j’en passe des vertes et pas mûres
L’objectif du soir est finalement donné par Pascal: remonter le mécanisme de tirette, et finir de reconstruire la montre. Il nous refait la démo de la tig de remontoir au microscope-TV.
Comme j’avais déjà fait cette partie avant Pâques, je me suis attaqué au remontage du barillet et de la roue de centre.

Pendant que Pascal court de gauche à droite pour répondre aux questions d’élèves bloqués sur la tirette, je remonte tranquillement le train de roues.
Le cliquet m’a posé un problème, et j’ai dû recourir à la doc pour trouver le sens de pose. J’ai quand même eu droit à la balayette pour tenter de retrouver mon ressort de cliquet !

Puis enchainent à la volée l’ancre, son pont, le balancier et son pont itou. J’ai dû m’y reprendre à deux reprises pour engrêner correctement le balancier sur l’ancre, mais au final : en voiture Simone, on roule !
Du coup je n’avais plus rien à faire, il n’était que 20h30… j’ai donc sorti ma montre pour explorer ce qui n’allait pas à l’emboitage.

Gros plan sur le balancier au repos. On remarquera que le traitement de surface des ponts est très grossier, avec plein de rayures “d’origine” : si, si, j’vous le jure !

Mon chantier : au fond bat le mouvement d’école, devant ma breloque en attente. Pascal m’a aimablement fourni une roue des heures, un clinquant et des vis d’emboitage. Mais les brides qu’il a pu trouver sont trop épaisses, je vais essayer de les limer.
Sur ce, les 22 heures sonnent, tout le monde plie bagage (on commence à être rôdés), tcho à la semaine prochaine ! Qu’est-ce que ça passe vite…
28 avril 2009

Le cours commence par une présentation des chronographes. Pascal nous montre le système avec roue à colonne et à came. Puis nous regardons l’activation de la roue d’embrayage sur le mobile du chronographe.

La suite est le remontage de l’ancre, et nous apprenons tout sur les subtilités de la fourchette, du dard, des palettes, de l’achevage. Le tirage ,les positions de palettes, etc, mais nous pourrions en discuter des jours entier, et le boulot attend : ça ne se monte pas tout seul !

Philippe prend ses repères avant d’attaquer en jouant avec le balancier de démonstration.

Pendant ce temps là, les plus appliqués se sont déjà remis aux tournevis et brucelles.

Remise en place de l’ancre. Diantre, le renversement menace !

Gilles s’applique, quelques jurons aident…

Finalement un “ouf” de soulagement : ça marche.

La touche finale : revisser le pont de balancier, en étant sûr que l’axe est bien dans les incablocs. Claude nous donne l’occasion de voir ce qu’est un pivot manquant : c’est quand on ne voit plus rien !!!

Pour me distraire de mon appareil de photo, Pascal me donne un petit mouvement à désosser : ETA CS.

Une photo du côté cadran pour mémoriser les positions du mécanisme de remontage.
On distingue bien la chaussée à friction, l’autre système étant appelé “lanternage”.

Et hop on fait parler les brucelles à coeur joie ![]()
Le démontage sera rondement mené, mais saurais-je le remonter dans 1 semaine ?

Deux participants en grande discussion avec Pascal.

C’est jour de lessive avec les conseils pour comment disposer les pièces à laver dans les paniers.

La grande lessive avec les trois machines Greiner.
5 mai 2009
La grande lessive fut faite en semaine par les apprentis. Un grand merci à eux d’avoir pris grand soin de nos grosses mécaniques Celui qui s’est occupé de mes pièces a également remonté le balancier et son pont avant le lavage, chose que dans la précipitation de départ sous l’orage j’avais complètement oublié. Bravo pour la conscience du travail bien fait
Ce soir nous entamons l’huilage. Pascal nous présente les huiles, distribue le manuel du parfait petit huileur : attention à taille des gouttes, aux emplacements, ce qu’il ne faut pas faire, etc Puis il nous montre sur son mouvement où appliquer le lubrifiant idoine sur le système de remontage.
En voiture Simone… chacun reçoit des huileurs, et c’est parti pour une petite séance de travail studieux. Photos à l’appui…

Ma voisine d’établi à l’oeuvre.

On commence par revisser la tirette et sa vis, sur le cabron, comme appris.

C’est très sérieux à ce bout de l’atelier : concentration maximum pour un minimum d’huile.

Enfilage du pignon de remontoir sur la tige.

De temps en temps on entend un juron, suivi d’une humble quête de pièce de rechange.
Le travail est le même pour tous, mais le plan de travail reflète l’individu. Ici un plan d’artiste…

… là la rigueur de maître Claude

Votre Madman aussi est l’adepte d’une certaine créativité …

Entre deux huilages, pour nous détendre un peu, Pascal nous parle de ressorts ! Il nous montre comment le sortir du barillet…

… puis comment il faudrait le rentrer à l’estrapade, qui, il nous l’avoue, n’est pas son jouet préféré : #%&@! de crochet !!!
Dix heures sonnent déjà, et la moitié du cours est derrière nous. Ais-je déjà dit que “tempus fugit” ?
12 mai 2009

Une semaine s’est déjà écoulée Ce soir c’est encore de l’huilage au programme, notamment les pivots du train et les palettes d’ancre.
On commence par ré-assembler le train de roues, et poser le pont. Ca commence à s’ajuster presque du premier coup. Sinon : ne pas insister, démonter et recommencer tranquillement. Les roues bien posées sur leur pivot inférieur devraiement normalement tenir verticalement toutes seules. Ensuite tout est dans le poser du pont : vas-y comme une brute et tout bouge et fiche le camp, ou alors fais-le lentement et ça ira mieux.

Je remarque de plus en plus que l’apprentissage du geste lent et bien maitrisé n’est pas évident,mais absolument nécessaire. On fignole l’assemblage, on pousse les pignons dans leur rubis. Le mot d’ordre est de ne jamais forcer un serrage avec les vis de pont sinon l’axe de pignon cassé est garanti !

Après démonstration de Pascal au microscope, chacun saisit son pique huile favori et s’essaie d’en mettre le moins possible à côté de l’huilier. Le but est d’avoir un replat du rubis absolument propre, et de l’huile seulement au centre, vers le pignon.

Encore quelques soucis de remontage (tirette mal montée, sautoir pas armé, manque la roue de pignon)… on s’entre-aide comme on peut.

Christophe est tout fier de sa vieille boîte d’horloger. Elle sent bon le bois, avec une légère touche d’huile, et est couverte d’inscriptions magiques. Et c’est tellement plus beau que nos boîtes à compartiment plastique. Une trouvaille.

Ici Gilles bricole sur son ancien mouvement GP à restaurer. Après le lavage il fait l’état des lieux avec Pascal.

On apprend aussi en regardant les autres faire. Et c’est plus reposant !

Je gère deux mouvements en synchro : cet ETA 2801 est vraiment bizarre. Heureusement il existe la doc technique, car les pièces et leur assemblage ne sont pas très intuitifs. Il y a par exemple un cliquet qui est une came logée sous le rochet. Il ne pivote pas, mais effectue un mouvement de translation en va-et-vient.

L’huilage touche à sa fin, il reste ces ?*@% de palettes à huiler : une goutte sur celle de sortie, avancer 5 dents, et ce trois fois de suite. J’y arrive bien sous microscope, mais ici avec ce micro 10x il est difficile à la fois de garder le focus et d’avoir de la lumière. J’avoue avoir un peu salopé le boulot !

Je m’étais fabriqué ce petit instrument, mais il fonctionne moins bien à l’école qu’à la maison.

En face, la réfection de pièces pour une Zénith bat son plein: limage au tour d’une tête de vis trop grosse pour le rochet. Merci Ami pour la correction !
19 mai 2009
Ce soir c’est la fête de l’Incabloc et des pierres de contre-pivot volantes
Pascal nous évoque l’histoire du balancier, apparu au milieu du 17e siècle, et qui permit notamment de rendre les garde-temps transportables.
Le balancier apporta aussi plus de précision , ce qui débouchera sur le chronomètre marin, instrument indispensable pour calculer les longitudes en navigation. Quelques minutes de retard lors des relevés de position, et c’est plus de 100km à côté Certains navigateurs ont ainsi découvert des îles qu’ils ont été incapables de retrouver lors de la seconde croisière.

Christophe est très attentif aux explications des balanciers compensés, vis d’équilibrage, isochronisme et autres caractéristiques.

Une abondante documentation illustre l’histoire de l’Incabloc, qui a débuté avec un balancier souple, l’Incaflex.

Pensifs… bin mazette !

On passe à la vidéo et au démontage sous la loupe projecteur. Ce sera sportif que de ne pas satelliser l’une ou l’autre part de l’Incabloc.

La lyre est ouverte, et Pascal sort l’Incabloc. Pour séparer le contre-pivot de la pierre olivée - l’huile résiduelle colle – un petit morceau de Rodico est le meilleur truc. Ca vient tout seul !

A nous de jouer. On y va : d’abord ouvrir la lyre. Pas trop difficile jusque là.

Je sors l’Incabloc à la brucelle no 5.
La suite se passe en nocturne. Je ne craignais qu’une chose : appliquer trop de pression sur la brucelle et satelliser la pierre. Donc j’ai retenu mon souffle, et ai pu mener à bien les travaux sans soucis.
- Séparer le contre-pivot au Rodico
- Le poser face plate dessus.
- Préparer le bloc face dessous
- Apposer une goutte d’huile au centre du contre-pivot
- Reposer le bloc par-dessus
- Retourner le tout
- Remettre en place
- Fermer la lyre…
… et reprendre son souffle
On croit avoir fini, mais… il y a un second Incabloc sur la face opposée. Misère…

Pour nous reposer, un collègue nous montre son trésor de chasse : la montre Atlas à 8 francs 95 !

Au moins, il y a quelques pierres et des amortisseurs de choc sur le balancier. Déjà pas mal…

Entre-temps Pascal nous initie encore à régler le mouvement à la Witschi. Il règle l’avance/retard à +1 seconde par jour, et la mise au repère à +/- 0.1 milliseconde. Facile !
Je remonte le cadran, et comme Gros Jean devant oublie la lanterne et la roue des heures. Ehh oui…

Après rectification.

Je finis encore en vitesse le 2801. Vraiment, vraiment bizarre conception : il a fallu re-enlever le rochet pour passer la roue de centre !

Et je crois que le pignon de la roue d’échappement est plié, ce qui ne facilite pas le remontage du pont. Mais j’y suis arrivé, et la montre trotte gaiment.

Bon, bin voici-voilü, c’est déjà fini Re-pas-vu-le-temps-passer
A la semaine prochaine pour l’emboitage.
26 mai 2010

Photo-montage d’un horlophile farceur… “D’ailleurs, en sortant du centre commercial, ce soir… il semblerait que tes talents de reporter (entre autres) soient connus !”

Le sujet du jour était le ré-emboitage et toutes les activités associées : montage du cadran, des aiguilles, emboitage, remise en place de la lunette et des fonds.
J’ai un peu d’avance…

… alors je mitraille Pascal à l’oeuvre
Tout d’abord il nous montre comment remplacer un verre à la potence. Au préalable il aura dessiné au tables les différentes sortes de verre et leurs caractéristiques principales.

Puis il nous donne quelques explications sur les pièces qui composent le ré-emboitage. Ici il nous explique tout sur le clinquant, petit ressort en laiton destiné à assurer le bon maintien de la roue des heures. On le met la face bombée vers la platine, pour éviter que il n’appuie sur le trou de centre du cadran. Pas de lubrification est ici nécessaire.

Puis Pascal procède au réemboitage et au serrage des vis idoines. Il maintient le mouvement au cabron, pour éviter de le toucher avec ses grosses mains pleines de doigts.

Gros plan sur un horloger au travail. On ne voit que la danse des doigts…

Vérification du bon enfoncement du cadran.

Puis vient le tour des aiguilles, du plus bas vers le plus haut : aiguille de secondes, heures, minutes.
Fixation de la lunette, du premier et second fond. Pascal nous indique le truc de poser la montre encore ouverte sur la lampe chaude quelques instants, afin d’évaporer les vapeurs d’eau avant de refermer.
Et voilà le travail !

Je me dépèche de faire la même chose. Quelques photos avant de refermer.

Ainsi fait, je donne encore un coup de main à ma voisine pour arranger son montage. Mouvement à moitié emboité, tirette décrochée, ponts pas vissés, pignons désemboités, pont d’ancre à l’envers et balancier en rebat. 5 minutes pour tout arranger, et sa montre remarche aussi
Et voilà, un court compte-rendu de cette soirée que nous n’avons même pas vu passer !! Ca devient une habitude.
2 juin 2009

Le cours tire vers sa fin : le programme “obligatoire” a été achevé la semaine passée, donc pour ce neuvième jour Pascal nous propose un extra.
Apprendre à se servir de la potence pour chasser les rubis
Tout d’abord quelques explications pour planter le décor : les rubis chassés ou sertis et le sens de chassage: on chasse une pierre depuis le côté rouages, et on déchasse depuis le côté pont. Ca évite d’avoir des pierres qui vont se balader dans le mouvement si elles ont pris trop de jeu.

Puis une description des outils : tasseau et poussoirs à pompe, avec leur petite pointe rétractable pour centrer le rubis.
Puis on parle d’ajustement des jeux et de partagement.

La pratique consiste à choisir le bon diamètre de poussoir (qui doit passer par le trou du rubis) et du tasseau (qui doit laisser passer le rubis chassé).

Une fois la potence équipée on passe à l’action: déchassage d’abord pour sortir la pierre, et chassage pour la rentrer. Simple…

YAPUKA ”faire même” Pour ce faire j’attaque un innocent mouvement Unitas pour lui prélever le pont de rouages.

Les premies essais pour déchasser ne sont pas concluants : mon tasseau étant d’un diamètre trop petit, il ne laissait pas passer la pierre. J’avais beau pousser fort, rien ne passait. Avec un tasseau plus grand, aucun souci, ça vient tout seul
On voit ici bien le principe du poussoir à pompe: l’aiguille sur ressort vient centrer le poussoir, puis se rétracte dans ce dernier une fois le poussoir au contact avec la pierre, et parfaitement centré.

La position idéale est de se trouver au même niveau que le tasseau, pour bien observer l’action du poussoir. Et ça permet aussi de reposer la tête sur la fixation de l’étau ;-)

Je recommence avec une seconde pierre…

Elle est sortie. Je retourne la platine et la pierre, prête à être re-chassée d’où elle vient.

On pousse, et hop, ça rentre tout seul !

Ces exploits terminés, je me remets à mon jeu préféré : l’anglage. Pascal me prête une cale en buis et un étau, et en voiture Simone !
D’après mon prof, ce premier angle est parfait Ca fait plaisir, et motive pour continuer !
9 juin 2009

Synonyme de fin de cours, le Jour 10 s’annonce sous un ciel d’orage saisissant.

C’est le jour des cadeaux (que chacun se fait ou non, moyennant une modeste obole). Un mouvement 6497 comme celui qu’on vient de disséquer durant ce cours, mais tout neuf!
Les options sont nombreuses : mouvement simple ou “décoré”, fond lisse ou à motif, transparent ou non, cadran email ou simple, nous sommes comme des enfants devant le sapin de Noël

Voilà le travail de ce soir : assembler cette jolie montre de poche. Mais j’ai quelques autres soucis : remplacer sur ma Favre Leuba le verre minéral bombé qui a explosé dans mon tiroir.

Avant que la meute furieuse ne se rue sur ses emboitages, Pascal nous appelle au pupitre pour nous montrer la façon de couper la tige de remontoir.

Couronne vissée, tige enfoncée, on commence par mesurer l’excédent à couper.
Puis d’un coup sec de pince on coupe le surplus. On utilise la lime pour faire un angle d’environ 120° sur l’extrémité raccourcie. Un canif passé dans le filet permet de redresser les ébavures. La tige et couronne assemblés sont testés, puis si c’est bon on fixe la couronne avec un peu de Loctite sur la tige. Si c’est trop long, on lime encore un bout.
Il y a un truc pour limer par exemple 1.5mm : au lieu de limer la tige bien à plat, on lime un chanfrain que l’on mesurera avoir exactement 1.5mm. Puis on lime à plat pour faire disparaitre le chanfrein. Simple, mais redoutable d’efficacité !
Si c’est coupé trop court on peut parfois sauver la situation en enfilant un petit bout de soudure plomb au fond de la couronne. Mais attention, c’est très difficile à ressortir !

Et chacun y va de son petit boulot. Certains fonds sont très récalcitrants – ou trop vierges diront certains Il s’agit de les “débourrer” en grattant l’angle intérieur du fond.

Une vis est partie où il ne faut pas…

Grumble, le cadran de Claude est trop grand, ça ne rentre pas ! #$%@ de pieds…

On bricole une jolie montre pour sa copine. Non sans soucis : le cadran est du type réhaut, et le mouvement avec un quantième. Comme il n’y a pas de guichet on voit le cercle entier des 31 jours du mois ! Original !

Mademoiselle a déjà fini… … et attend sagement la récré !

Madman fait la couverture… Encore un coup de l’horophile farceur !

Mon changement de verre ne réussit pas, je n’ai pas le bon diamètre et à force de bricoler j’ai fini par bousiller le joint. Demain téléphone à HBJO. Aie, la CB risque encore de chauffer. Dans cette attente je me fais quelques angles.

Pas encore nickel, mais en bonne voie l’angle rentrant…

A ce moment Christophe m’attrappe par la manche pour me montrer son dernier bijou : une ancienne Breitling qu’il vient de faire restaurer à Granges.

La Navitimer sur son catalogue d’époque.

Une toute dernière photo pour clore ce cours magnifique !
Merci à Pascal pour sa patience, son dévouement et son enthousiasme. On se retrouve en automne ! Avec Christophe, Gilles, Claude, Philippe et d’autres ?
THAT’S ALL FOLKS!